La Clé De La Vie
Conférence de la classe occulte générale, tenue par le Maître Béïnça Douno le 22
août 1928 à Izgrev – Sofia
Je vous lirai le vingtième chapitre de l’Apocalypse. Je ne vous en donnerai
aucune interprétation. Que chacun comprenne comme il le peut. Cependant, il y a
une loi fondamentale qui dit : toute créature consomme la nourriture qui lui est
donnée selon le niveau de son développement.
Ecoutez le quatrième verset : «Et je vis des trônes.
A ceux qui vinrent y siéger il fut donné d’exercer le jugement.
Je vis aussi les âmes de ceux qui avaient été décapités à cause du témoignage de
Jésus et de la parole de Dieu, et ceux qui n’avaient pas reçu la marque sur le
front ni sur la main.
Ils revinrent à la vie et régnèrent avec le Christ pendant mille ans. »
Aujourd’hui tout le monde veut gouverner sur Terre. Comme vous le voyez, il y a
un contraste entre leur compréhension du pouvoir et le règne dont il est
question dans le verset. Où ce Royaume devrait-il être : en bas sur la Terre, en
haut dans les Cieux, ou dans l’espace ?
Parfois les gens appartenant à une société quelconque ressemblent à des petits
enfants qui attendent impatiemment quelle nourriture leur père leur portera le
soir. Ceux qui aiment les divertissements, lorsqu’ils vont au théâtre
s’attendent aussi à voir comment les acteurs vont jouer sur scène. Les
agriculteurs après avoir ensemencé leurs champs, attendent quel fruit ces champs
donneront. Le viticulteur, après avoir planté ses vignes, songe au raisin qu’ils
donneront. Tout le monde attend toujours quelque chose. Quand les gens
obtiennent ce qu’ils attendent, ils sont heureux. Quand la représentation
s’avère de qualité, les gens disent : « Ils ont bien interprété leur rôle; ils
ont bien joué ! ». Quand les champs ont produit du bon fruit, ils disent : « Ce
champ a bien produit ! ». Quand le vignoble donne un bon fruit, ils disent : «
Le raisin est bon ! ». Quand le père apporte quelque chose de délicieux chez lui,
les enfants sont contents et disent : « Notre père est bon ! ». Cependant, cela
ne représente qu’un aspect de la Vie, c’est la compréhension actuelle des gens.
L’autre aspect de la Vie est que parfois le père n’apporte rien à la maison, le
champ ne donne rien, les vignobles ne donnent pas de raisin, le spectacle sur la
scène n’est pas aussi bien que ce à quoi on s’attendait, et ainsi de suite.
Alors les gens deviennent complètement déçus de la Vie. La première situation,
quand les gens reçoivent de partout selon leurs exigences, tous sont satisfaits.
Même les voleurs sont heureux quand ils s’arrangent pour voler ce qu’ils veulent.
S’ils ne peuvent pas voler ce qu’ils veulent ils seront autant malheureux. Les
hommes vertueux sont aussi heureux quand ils obtiennent ce qu’ils désirent et
ils sont tristes quand ils ne peuvent pas obtenir ce qu’ils désirent. Je demande,
en quoi la joie et la tristesse du vertueux diffèrent-elles de la joie et de la
tristesse du voleur ? Tous les deux ont des désirs. Vous devez distinguer si
votre joie ressemble à celle du vertueux ou à celle du voleur, du pécheur. Vous
devez prendre en considération qu’il y a deux états différents. Quelqu’un dit :
« Je suis heureux ». Vous devez vous demander si votre joie est semblable à
celle du vertueux ou celle du pécheur. Si vous êtes tristes vous vous demanderez
la même chose : est-ce que votre tristesse est comme celle du vertueux ou comme
celle du pécheur ?
Je dis, vous ne devriez pas vivre avec des illusions. Vous ne devriez pas avoir
les illusions de ces bulgares – chopes (paysans de la région de Sofia) qui une
fois sont allés conquérir Istanbul avec leurs bâtons de berger. Les habitants
d’Istanbul les ont pris, ont rassemblé leurs bâtons, les ont entassés, ont
dispersé les chopes et les ont renvoyés chez eux. Je demande, est ce qu’une
ville comme Istanbul peut être conquise avec des bâtons ? Ce n’est pas possible.
Si vos croyances, vos convictions, vos prières et pleurs sont comme celles de
ces bâtons de bergers, ceux qui sont plus forts que vous les prendront, les
entasseront, et vous ne parviendrez à rien. Quand quelqu’un va conquérir quelque
chose, il doit être bien armé ! Avec quoi ? Si les gens de ce monde sont armés
des meilleures et des plus puissantes armes pour atteindre leur but, je demande
alors, quelles devraient être les armes des gens vertueux, spirituels ?
Je vous donnerai une comparaison pour vous montrer ce sur quoi vous devez
compter dans votre vie. Un lapin se tient devant vous avec deux étuis de
pistolet et vous dit : « Tant que je suis avec vous, aucun cheveu ne tombera de
votre tête, comptez sur moi, ayez foi en moi ! ». Après le lapin, vient un ours,
avec également deux étuis de pistolet. Il se tient devant vous et vous dit : «
Tant que je suis avec vous, personne ne peut vous toucher, comptez sur moi ! ».
Je demande sur qui devriez vous compter – le lapin ou l’ours ? Vous direz que
vous devez compter sur l’ours. En effet, si vous avez confiance en le lapin, dès
qu’il entend le premier coup de feu, peu importe si le danger est réel, il
s’enfuira. Le lapin sera le premier alors que vous serez le dernier à fuir. Si
vous comptez sur l’ours, quand le danger vient, quand il voit un ours plus gros
devant lui, il fera face au danger et ne s’enfuira pas. Donc, vous serez le
premier tandis qu’il sera le dernier. Je demande, qu’est-ce qui a été obtenu
dans le premier et dans le second cas, si vous comptez sur le lapin ou sur
l’ours ? Si vous pensez qu’un lapin ou qu’un ours peut vous protéger dans la
Vie, vous vous trompez.
Le lapin et l’ours sont des symboles qui expriment certaines manifestations
extérieures de la vie humaine. Vous pouvez interpréter ces symboles. Compter sur
le lapin, signifie compter sur les plaisirs de la Vie. Dans ce cas, comme le
lapin s’enfuit au moindre danger, l’homme qui s’adonne aux plaisirs ne peut même
pas supporter les plus insignifiantes souffrances et épreuves. Quand l’homme
veut se distraire et obtenir toutes les satisfactions de la Vie, c’est le plus
facile. Mais les pattes du plaisir sont aussi longues que celles du lapin et il
court comme le lapin. D’un autre côté, l’ours symbolise la vie ordinaire que
j’appelle le labeur de la terre. Cependant, ni une vie de plaisirs ni le labeur
de la terre ne peuvent sauver le monde. Celui qui s’adonne trop aux plaisirs,
abîme son estomac, celui qui travaille de trop, abîme ses mains. A quoi bon
abîmer son estomac ou ses mains ? C’est l’aspect extérieur du problème. Pensez à
l’aspect intérieur, pensez au sens profond de cette question.
Aujourd’hui, tous les gens ont besoin d’une vraie prise de conscience, d’une
vraie compréhension de la Vie, que Dieu leur a donnée. A quoi les hommes
devraient-ils tendre ? Manger et boire ne sont pas des buts dans la Vie, la
science n’est pas un but dans la Vie, une maison n’est pas un but dans la Vie,
les fils et les filles ne sont pas des buts dans la Vie, être riche n’est pas un
but dans la Vie. Alors, quel est le sens intérieur de la Vie ? Si dans les
conditions actuelles vous voulez relever un des grands défis de votre vie, vous
devriez savoir par-dessus tout quel est le sens de la Vie du Tout. Certains
disent : « Pouvons nous vivre sans manger et boire ? ». Ne parlez pas de ce
problème. Manger et boire ne sont que des conditions pour maintenir la Vie, et
les conditions nous sont extérieures, il n’est pas nécessaire d’en parler. Tout
ce qui est extérieur à nous, n’est pas si important. Approfondissez cette pensée
jusqu’à ce qu’elle devienne claire pour vous.
Imaginez quelqu’un qui a mille kilogrammes de blé dans sa grange et qui les
garde enfermés, il ne les utilise pas, ne les moud pas pour faire du pain mais
il jeûne et se prive en disant : « Ce froment est nécessaire pour les mauvais
jours. Laissons le dans la grange, je ne le mangerai pas. ». Une autre personne
a seulement un kilogramme de froment dans sa grange, mais le prend, le moud au
moulin, en fait du pain, le fait cuire, le mange et dit : « Je mangerai ce que
Dieu m’a donné ». Je dis, qui a plus de pouvoir – celui qui n’a qu’un kilogramme
de froment et l’utilise, ou celui qui a mille kilogrammes de froment et les
enferme dans la grange, sans les manger ? Celui qui a un kilogramme de blé et le
mange.
Quelqu’un dit : « Je veux devenir dans l’avenir un sage, un saint ». Ce sont des
choses creuses. C’est l’homme qui a mille kilos de blé dans sa grange et qui
jeûne. Le pouvoir d’un homme réside dans ce qu’il obtient à chaque moment, et
dans ce qui est caché dans sa conscience. Dieu se révèle lui-même à la
conscience de chacun. En dehors de l’homme, en dehors de sa conscience, Dieu
n’existe pas. Même si Dieu existe en dehors de notre conscience, nous ne Le
connaissons pas, nous ne savons pas ce que Dieu pourrait être. Nous connaissons
Dieu pour autant qu’il se révèle à notre conscience.
Vous dites souvent : « Dieu peut tout faire ». Il est vrai que Dieu peut tout
faire mais cela dépend des possibilités qui vous ont été données. Imaginez que
vous êtes devant un puits et que vous tenez un seau attaché par une fine corde,
que vous pouvez remplir difficilement de dix litres d’eau. Je suis un homme
fort, je peux supporter avec ma corde non pas dix mais cents litres d’eau et
j’observe ce que vous faites. Vous descendez votre seau avec la fine corde et
vous puisez seulement dix litres. La corde est consciente, vivante et elle est
mécontente de cette faible quantité d’eau, et elle dit : « Puis-je moi-aussi
puiser cent litres d’eau ? ». Je dis : « Essayez ! ». Vous prenez un autre seau
qui peut contenir cent litres d’eau, vous le mettez au bout de la fine corde et
vous le jetez dans le puits. Vous tirez le seau, mais la corde se rompt et le
seau reste dans le puits. Vous vous demandez pourquoi c’est arrivé, et vous
dites : « Dieu n’aurait-il pas pu tirer cent litres d’eau avec cette corde ? »
Avec cette corde Dieu ne peut pas tirer cent litres d’eau, il peut tirer
seulement dix litres. Si vous pensez qu’avec cette corde vous pourrez tirer cent
litres d’eau, cela prouve que votre conscience tire une conclusion illogique.
Quand vous dites que Dieu est tout puissant, cela signifie Dieu dans Son Tout et
non Dieu dans ses parties. Dans chaque partie indépendante, dans chaque être
humain, Dieu est puissant pour autant que l’homme puisse L’accepter, Le
comprendre et Le révéler.
Par conséquent, l’homme raisonnable a besoin de temps pour accomplir une tâche
qui dépasse ses forces et possibilités. Il doit jeter le seau dix fois dans le
puits pour tirer cent litres d’eau. S’il veut faire ce travail en une seule fois
pour y passer moins de temps, il doit trouver un autre moyen. Sinon la corde se
rompra.
Souvent les gens commettent des erreurs dans leur vie car ils sont pressés – ils
veulent réduire le temps. Quelqu’un dit : « Pourquoi Dieu ne m’a-t-Il pas donné
la fortune ? Pourquoi ne m’a-t-il pas fait riche ? ». – Votre corde est fine.
Dieu peut tirer pour lui-même des millions et des milliards de litres d’eau,
mais la corde de votre conscience est si fine que si vous la jetez dans le puits
pour prendre plus de dix litres d’eau, elle se rompra.
Alors vient la seconde méthode : vous demandez si ce problème ne peut pas être
résolu autrement ? – Il y a une autre solution. Ce que je vous dis est une
philosophie qui a son application dans la vie ordinaire, dans votre conscience
actuelle, avec laquelle vous vivez. Voici la solution : l’homme raisonnable
prend dix fines cordes, les noue les unes aux autres, attache cette épaisse
corde à un grand seau, le lance dans le puits et tire cent litres d’eau. Le
résultat est le même que si vous aviez descendu dix fois la fine corde dans le
puits. Mais la rétribution est différente. Quand vous faites votre travail
vous-même, votre joie est plus grande que lorsque vous vous faites aider. Toutes
les cordes qui participent à puiser l’eau sont conscientes et c’est pourquoi
chacune d’elles voudra sa part – le fruit du travail accompli. Après avoir tiré
l’eau vous voudrez tout conserver pour vous-même mais les cordes discuteront
entre elles concernant leur part de la récompense. Une corde dira : « Si je
n’avais pas été là, vous n’auriez rien pu faire. ». La seconde corde dira aussi
: « Si je n’avais pas été là, vous n’auriez rien pu faire. ». Les autres cordes
diront de même. – Oui, toutes les cordes ont participé en puisant les cent
litres d’eau mais aucune d’elles n’est capable de tirer seule cette quantité
d’eau. Ainsi, les dix cordes ensemble, tout comme une seule corde obtiendront un
seul et même bénéfice, alors que dans le premier cas le bénéfice sera divisé en
dix – chaque corde aura tiré dix litres d’eau.
Maintenant vous dîtes : « Rassemblons-nous, quelques personnes pour faire un
travail ensemble : pour tirer de l’eau ou pour travailler dans les champs. »
Pour rétribution, chacun recevra à la mesure de ce qu’il aura travaillé pour une
même durée. Je demande : en fait, y a-t-il quelque rétribution du travail commun
? – Oui, il y en a une. La récompense est dans l’encouragement que vous vous
donnerez mutuellement. Vous serez tous, joyeux et heureux, vous travaillerez
avec assiduité et vous reviendrez en chantant. Ce sera la petite valeur ajoutée
de la récompense. Si vous travaillez seul, vous passerez une journée dans le
silence. C’est pourquoi quand les hommes bons travaillent, ils devraient le
faire en petits groupes. Quand les mauvaises gens travaillent, ils doivent
travailler seuls pour éviter tout conflit. Quelqu’un dit : « Je veux travailler
seul ». Je soupçonne que ceux qui l’entourent sont mauvais et qu’il l’est aussi.
Quand tous les gens veulent travailler seulement pour eux-mêmes, il y a quelque
chose de négatif entre eux : ils ne peuvent s’entendre. Cela montre que les
conceptions de ces gens ne sont pas justes.
Souvent les gens se critiquent, ils disent que ceux-ci et ceux-là ne vivent pas
bien, qu’ils ne suivent pas Dieu. Je demande quel est le critère qui vous fait
penser qu’une chose est bonne ou mauvaise dans le monde, que tel travail est
fait en accord avec Dieu ou pas ? Je dis : personne ne peut faire un travail en
accord avec Dieu. Pourquoi ? – On ne fait pas son travail tout seul. Quand vous
travaillez, dites : « Dieu, fais mon travail comme tu L’entends ! ». Pourquoi ?
– Tout travail que Dieu fait est excellent. Ensuite dites : « Dieu, et
maintenant je ferai mon travail en Toi. Et quand je terminerai mon travail en
Toi, Toi mon Dieu tu le jugeras. » Quand je finis mon travail je ne le juge pas,
je laisse Dieu juger comment il a été fait. Quand il s’agit des œuvres de Dieu,
je n’ai pas deux mais une seule opinion, et je donne mon opinion en disant : «
Les œuvres de Dieu sont toujours bonnes. ». Tous les philosophes, toutes les
personnes instruites dans le monde pourraient se rassembler pour me dissuader,
mais ils n’y réussiront pas. Je suis certain que toutes les œuvres de Dieu sont
bonnes. Qu’importe de quelle façon, et de quel point de vue vous considérez Ses
œuvres, je dis : « Les œuvres de Dieu sont parfaites ». La conscience d’une
personne, le principe Divin en lui, peut juger les œuvres Divines, et Dieu juge
les œuvres humaines. Si vous voulez savoir ce que je peux faire, demandez-le à
Dieu au lieu de m’interroger ou bien d’interroger les autres. En conséquence, ne
prêtez pas attention à ce que les gens pensent de vous; il est important de vous
demander vous-même ce que Dieu pense de vous. C’est une loi : si vous vous jugez
vous-même, c'est-à-dire si Dieu en vous juge vos œuvres, vous êtes bénis.
Aujourd’hui beaucoup de gens ont des philosophies, des convictions, et pour
plaire aux autres, ils disent : « Nous irons dans le monde pour montrer ce que
nous sommes. » Je demande : « Depuis des années, qu’est ce qu’on a dit de
nouveau à propos des gens bien ? » Seul Dieu a le droit de juger les actes des
hommes et seul l’homme raisonnable a le droit de juger les actions de Dieu.
Pourquoi ? – Parce qu’on n’a pas d’intérêt personnel dans les actions de Dieu,
tandis que la personnalité est impliquée dans les actions humaines. Quand on dit
que nous serons jugés, cela signifie que, Dieu est le seul qui ait la capacité
de juger nos actions, notre vie, tout ce que nous faisons pour Lui. Comme je ne
m’inquiète pas de ce que je dirai à propos des œuvres de Dieu, de la même façon,
je ne m’inquiète pas de ce que Dieu dira de mes actes. J’ai seulement une
opinion concernant les œuvres de Dieu. De ceci je tire la conclusion que Dieu me
jugera de la même façon que je Le juge. Si le doute survient en vous, vous dites
: « Dieu peut nous juger autrement. » Oui, si Dieu vous juge différemment, cela
signifiera également que vous l’avez jugé différemment; vous avez eu deux
opinions à propos de Lui. La même loi y est appliquée.
Je dis : tout d’abord vous rétablirez vos premières idées de ce que Dieu fait
dans votre âme. La grandeur de l’âme, la grandeur du génie, de l’homme doué,
talentueux, vertueux, réside dans le fait qu’ils prennent conscience que tout ce
qui arrive en eux à chaque instant, l’est grâce à Dieu, Qui y travaille. Le
Christ dit : « Mon Père travaille. » Où ? – En moi : dans mon âme, dans ma
conscience, dans mon cœur, dans mon intellect – Il travaille à différents
niveaux. Grâce à ce travail, tous les gens ont une impulsion à faire quelque
chose de bien. Beaucoup de gens demandent : « Que devrions-nous faire maintenant
? » – Il y a une grande loi selon laquelle vous ne pouvez pas faire de bien, le
plus petit soit-il, si vous n’aimez pas Dieu. La première chose, la plus
importante pour vous, c’est d’aimer Dieu. Si vous L’aimez, Il se révélera à vous
et ainsi votre amour deviendra un avec le Sien.
Maintenant, je vous donnerai la règle suivante : travaillez avec les lois
positives de la Sagesse et avec les méthodes positives de l’Amour ! Jusqu’ici
vous avez eu des résultats négatifs de votre travail car vous avez appliqué les
lois négatives de la Sagesse et les méthodes négatives de l’Amour. Il n’y a pas
de loi dans l’Amour Divin. C’est une loi à elle seule. Aucune loi ne peut
limiter l’Amour. Si vous ne vivez pas selon certaines lois de l’Amour, vous
commettrez beaucoup d’erreurs, vous serez en proie à des illusions. Dans l’Amour
il y a des méthodes, et ce sont les meilleures. Ainsi, dans la vie de la Sagesse
il y a des lois, tandis que dans la vie de l’Amour – il y a des méthodes.
Maintenant on posera des questions à n’en plus finir – quelles sont ces lois de
la Sagesse et ces méthodes de l’Amour. Elles sont écrites dans notre âme :
cherchez les et vous les trouverez. Quand vous demandez ceci, j’en conclue que
vous avez un kilogramme de blé dans votre grange et que vous avez commencé à le
manger tout en désirant gagner mille kilogrammes. Si vous aspirez aux mille
kilogrammes, vous êtes le type d’homme qui jeûne. Certains disent qu’ils ont
beaucoup jeûné. Je demande, qu’est-ce que Dieu gagne de vos jeûnes ? – Il perd.
Quand vous mangez beaucoup, Dieu perd aussi. Si vous mangez modérément, vous
accomplissez le travail de Dieu. Si vous mangez et que vous remerciez pour la
nourriture, Dieu est satisfait de vous. Si vous mangez démesurément, vous vous
torturez, et vous torturez Dieu en vous. Vous dites : « Ma gorge est sèche ! »
Dieu vous dit : « Je vous ai donné beaucoup d’eau, buvez l’eau la plus pure,
ainsi votre gorge ne sera plus sèche ! »
Je vous donnerai une loi avec deux méthodes pour l’appliquer : l’une est
négative, l’autre positive. Imaginez qu’un ivrogne de naissance est devant vous.
Vous voulez l’aider pour aller dans la bonne direction, et vous lui dites : « Ne
bois pas de vin ! » Il dit : « Je ne peux pas me priver de vin. J’ai hérité ce
vice de mon père et de ma mère. Ce n’est pas facile de s’en débarrasser
soudainement ! » Ainsi cet homme continue-t-il à boire. Donc, vous avez utilisé
la méthode négative. Après, vous appliquez la méthode positive en disant à cet
homme : « Bois le plus pur nectar qui existe au monde ! » C’est la méthode qui
peut sauver l’ivrogne. Ne lui demandez pas de ne plus boire de vin mais
dites-lui de boire le plus pur nectar. S’il le boit, il ne pensera plus jamais
au vin. Vous dites souvent : « Nous ne devrions pas haïr ! » C’est la méthode
négative du monde. C’est comme demander à l’ivrogne de ne plus boire.
Qu’obtiendra-t-il par cette méthode ? – Rien, c'est-à-dire que cela donne des
résultats négatifs. Appliquez la méthode positive dans votre vie. Ne dites pas
que vous ne devriez pas haïr, mais déposez dans vos âmes le meilleur amour, que
les âmes les plus élevés et nobles ont manifesté sur Terre.
Vous dites : « Nous devons croire ! » Non, manifestez la foi ! Manifestez la foi
élevée et noble que les saints, les hommes vertueux et bons ont montré, avec
laquelle les forêts et les montagnes peuvent être déplacées. Manifestez cette
foi puissante, allez vers une montagne et dites : « Déplace-toi ! » Si vous
dites à la montagne du Vitocha de se déplacer, allez-y ! Au début, il semblera
qu’elle n’aura pas bougé du tout, mais quand vous y arriverez vous verrez
qu’elle aura un peu bougé. Avez-vous essayé d’effectuer une telle expérience
pour tester la force de votre foi et de votre pensée ? En fait, la plus grande
montagne qui doit se déplacer, c’est l’homme ! Si je bouge, le Vitocha bougera
également. Si le Vitocha ne bouge pas cela veut dire que je suis mort. L’homme
raisonnable et vivant bouge toujours. Dans ce cas – le Vitocha, c’est moi !
Si vous me comprenez littéralement, vous aurez un résultat; si vous en comprenez
l’essentiel, vous obtiendrez un tout autre résultat. Si votre foi et votre
pensée sont fortes, vous vérifierez cette loi et vous verrez que le Vitocha a
bougé. S’il n’a pas bougé, c’est simplement parce que votre foi est faible. Tant
que le Vitocha n’a pas bougé, la corde que vous descendez dans le puits est
fragile. Cela ne signifie pas que Dieu est faible, mais votre corde est fragile.
C’est pourquoi vous trouverez la corde solide, qui une fois jetée dans le puits,
ne se rompra pas et le Vitocha sera déplacé. Si vous avez cette foi, vous ne
déplacerez pas seulement le Vitocha mais vous ferez aussi se lever le Soleil à
l’Ouest, et pas à l’Est, comme il le fait depuis toujours. Si le Soleil se lève
à l’Ouest, l’ordre du monde ne sera pas brisé. Au contraire, le monde sera
meilleur et plus harmonieux. Quelle est la philosophie du Soleil se levant à
l’Est et se couchant à l’Ouest ? Si l’est le symbole de tout ce qui est bon dans
le monde, tandis que l’Ouest – le symbole de tout le mal dans le monde, donc
jusqu’ici, en quoi le Soleil a contribué en se levant du bien pour se coucher
dans le mal ? Alors, ne sera-t-il pas préférable que le Soleil se lève à l’Ouest
pour se coucher à l’Est ? De cette façon il conduira le monde du mal au bien.
Qui est celui qui peut faire se lever le Soleil à l’Ouest ?
Quand je vous parle comme cela, si vous me comprenez littéralement, vous direz :
« Est-ce que cela concerne le monde physique ? » – Les manifestations dans le
monde physique sont un reflet des manifestations existant dans le monde
Spirituel. Quand le Christ dit qu’une foi puissante peut déplacer les montagnes,
il révèle l’essence de la foi. La montagne du Vitocha existe aussi dans le monde
Spirituel. Si l’emplacement du Vitocha ou d’un quelconque autre objet change,
l’emplacement de leur ombre changera également. Si un objet change de place, son
ombre change de place également. Cependant, si nous voulons déplacer l’ombre de
l’objet, c’est une tâche ardue. L’ombre se déplace par une autre loi. Seul le
Soleil est capable de déplacer l’ombre des objets. Mais, si je comprends la loi,
je peux lever ma main et déplacer l’ombre où je veux. Après avoir soulevé le
Vitocha, vous pouvez déplacer son ombre où vous voulez.
Donc, il vous est demandé la mise en pratique. Il vous est demandé une pensée
intérieure profonde. Si vous avez cette pensée, vous pouvez achever votre
développement en un jour, en une minute. Vous dites : « Quand nous aurons achevé
notre développement que nous arrivera-t-il ? » – Vous reviendrez encore sur
Terre et vous travaillerez pour les autres. Si vous avez quarante jours pour
récolter tous vos champs, vous le ferez en un jour, et les autres trente neuf
jours vous aiderez vos semblables. Un jour vous travaillerez pour Ivan, le
second jour pour Dragan, le troisième jour pour Stoyan, et ainsi de suite. Vous
irez vers Ivan et vous lui direz : « Ivan n’as-tu pas encore moissonné ? » – «
Non » – « Allez, je vais t’aider. » En un jour vous terminerez son travail et
vous irez vers Dragan. « Dragan, as-tu fini ton travail ? » « Non » – « Viens,
finissons-le ensemble. » Vous commencerez à travailler ensemble et en un jour
vous finirez tout. Le troisième jour, vous irez vers Stoyan; vous l’aiderez
aussi. Pendant ces trente neuf jours vous terminerez le travail de tout le
monde. Ils deviendront parfaits et de leur part, ils iront aider les autres. Il
vous est demandé à vous tous de travailler à la fois dans ce monde et dans
l’au-delà ! Certaines personnes pensent qu’en entrant dans l’autre monde, on les
accueillera avec des couronnes de fleurs et des chants, ils s’assoiront parmi
les anges et joueront de la guitare. Non, du travail vous y attend encore !
Beaucoup disent avoir fini leur développement, que Dieu Sabaoth leur a parlé
directement, etc. Ils ont fini leur développement, mais ils ne peuvent pas tirer
du puits dix litres d’eau ! Dieu Sabaoth leur a parlé, mais personne ne veut
leur donner du pain. Comment est-ce possible ? Ne vous leurrez pas ! C’est une
illusion ! C’est le cas de l’ivrogne qui s’enivre et qui dit : « Savez-vous qui
je suis ? » « Boum ! » – et il casse une fenêtre. Pour se libérer de ces états,
il doit atteindre la Vérité qui le rendra libre. Vous ne savez encore pas ce que
c’est la Liberté ! Les Ecritures disent : « Ne devenez pas esclaves des hommes
». Ne soyez pas esclaves de certaines croyances qui trompent. Glorifiez Dieu et
soyez libres ! Celui qui veut la Liberté doit libérer les autres.
Souvent les gens voient les manifestations négatives de la Vie. Il est vrai que
la Vie a de mauvais aspects, qui sont les résultats du karma, de la loi de
causes à effets des choses. Le karma est lié au destin, mais les gens doivent se
libérer de ce destin. Dieu dit : « J’effacerai vos péchés, votre vie passée, vos
crimes – rien ne subsistera ! Et après, j’apporterai en vous le nouveau. » La
première chose : pour appliquer les côtés positifs de la Vie, vous avez besoin
de Liberté. Vous demandez : « Que faire de ce monde ? » Vous devriez savoir
qu’en dehors de vous, le monde n’existe pas. Dieu qui vit en moi, est le
créateur du monde, c’est pourquoi je ne dois pas chercher le monde hors de moi.
Dieu, Qui a créé le monde, Lui seul connaît les vraies manières et méthodes de
le corriger. En conséquence, il n’y a aucune raison de m’inquiéter pour le monde
et pour son salut. Le salut des gens et du monde entier n’est pas mon affaire.
Seul le Tout Puissant peut corriger et sauver le monde.
Les gens posent la question : « Quels seront les conséquences de notre vie ? » –
Si vous avez vécu avec les méthodes négatives de la Vie, vous aurez aussi des
conséquences négatives. Si vous avez souffert toute votre vie et si vous n’avez
rien compris de ces épreuves, tels seront encore les résultats de votre vie.
Quelqu’un qui jeûne dix jours dit : « Je me suis tourmenté par ce jeûne; je n’ai
rien compris. » – Oui, si vous avez jeûné et si vous vous êtes seulement
tourmentés sans rien apprendre, ce jeûne n’est pas bon. Jeûner n’est pas une
mauvaise chose, c’est utile, mais seulement lorsque c’est utilisé
raisonnablement et lorsque cela donne de bons résultats. Le but de la Vie n’est
pas de jeûner, mais c’est nécessaire en tant qu’épreuve effectuée consciemment.
Le Christ a aussi jeûné quarante jours. Il est allé au désert où il a passé
quarante jours à jeûner et à prier. Une fois cette épreuve terminée, le Christ a
acquis une grande illumination. Quand il est retourné vers ses disciples, ils
Lui ont demandé : « Que devons-nous faire maintenant ? » Le Christ leur répondit
: « Ce n’est pas seulement de pain que l’homme vivra, mais de toute Parole
sortant de la bouche de Dieu. ». Donc, il y a une autre façon de se nourrir. Le
jeûne montre qu’on peut se nourrir autrement – avec le Verbe de Dieu. C’est dans
cette façon de se nourrir qu’est cachée La Nouvelle Vie.
Je ferai une comparaison entre manger dans l’ancienne et dans la nouvelle façon.
Prenez un homme riche, un gastronome qui aime la bonne chère. A midi, il se met
à table et immédiatement de la poule, de l’oie, du canard rôti, différentes
sortes de fruits et de nombreux autres plats et boissons sont apportés. Qu’est
ce qu’il n’aura pas mangé pendant sa vie ! Il dit : « C’est comme ça qu’il faut
vivre ! » C’est manger dans l’ancienne façon. Cependant, un jour l’estomac de
cet homme est perturbé; il commence à perdre constamment du poids et demande au
docteur de l’examiner. Le docteur dit : « A partir d’aujourd’hui tous les oies,
les canards, les poules, les agneaux, les cochons, les pommes et les poires sont
renvoyés, vous mangerez seulement de la soupe de riz – deux cuillères toutes les
deux heures. C’est seulement de cette façon que vous pourrez être de nouveau en
bonne santé. » Quand il voit sa femme entrer dans la chambre, il lui demande : «
Femme, quelle heure est-il ? Est-ce l’heure de la soupe ? » Il est ponctuel; il
prend garde à ne pas rater l’heure, il veut se sauver. Il sait que son salut est
dans cette soupe de riz. Quand ses proches lui rendent visite, ils lui demandent
: « Où en est ta santé ? » – « Je me sens mieux maintenant, merci. Le docteur
m’a dit que si je continuais à manger comme avant – avec des poules, des oies,
et des canards, j’irai dans l’autre monde. » C’est la nouvelle façon de se
nourrir. Je prends la soupe de riz comme un symbole de la nouvelle nourriture.
Elle représente la pure nourriture des idées.
Aujourd’hui, les gens ne jeûnent et limitent leur quantité de nourriture que
lorsqu’ils sont malades. Quelqu’un dit : « Le docteur m’a ordonné de manger
toutes les deux heures deux cuillères de soupe de riz. » Ce jeûne n’est pas
raisonnable, il ne représente pas non plus une nouvelle façon de se nourrir. Cet
homme se nourrit de cette façon par nécessité. Ne comprenez pas cela
littéralement. Seul un homme conscient qui est en bonne santé et qui a des
principes, peut manger de la nouvelle façon. Si vous mangez de la nouvelle
façon, cela vous apportera la Paix et la Force dans votre âme. Que pouvez-vous
faire en ce monde si vous n’avez pas de Paix et de Force ? Beaucoup disent : «
Que Dieu soit avec nous ! » S’ils disent cela, ils excluent Dieu d’eux-mêmes.
Dieu n’est pas à l’extérieur de nous. Quelqu’un dit : « J’ai un problème coriace
à résoudre ». Les Ecritures disent : « Dieu travaille constamment en nous. » Si
Dieu travaille constamment en nous, notre conscience doit être éveillée, pour
voir comment Dieu en nous pense, sent et résout nos problèmes. Si une épreuve
vient, ne vous précipitez pas : commencez à penser et à observer comment Dieu en
vous la dénouera. Moins de cinq minutes passeront avant de constater que le
problème a été résolu. Ensuite vous direz : « Mon problème a été correctement
résolu. Je n’ai qu’un avis sur Dieu et maintenant c’est confirmé : toutes les
œuvres de Dieu sont parfaites. » Vous dites : « En théorie c’est ainsi, mais en
pratique ce n’est pas la même chose. » Non, c’est aussi la même chose en
pratique.
Je vous donnerai un exemple concret de la vie pour illustrer que la théorie et
la pratique sont pareilles, pour celui qui écoute et fait ce que Dieu lui dit de
l’intérieur. Deux frères se battent pour l’héritage de leur père. Le frère aîné
prend plus, tandis que le frère cadet prend moins. Ils se sont battus pendant
quinze ans en se haïssant. Ils ne veulent pas se voir et chacun dit du mal de
l’autre. Un jour le Divin s’éveille dans le frère aîné et lui dit : « Ce que tu
as fait à ton frère n’est pas bien. Va te réconcilier avec lui, donne-lui tout.
Tu peux travailler et gagner ta vie avec ce que tu as récolté de ton travail. »
Il écouta sa voix de l’intérieur, et alla chez son frère. A cet instant, le
Divin commença à parler au frère cadet et lui dit : « J’en ai assez de cette
querelle ! J’ai été en colère contre mon frère pendant tant d’années ! Qu’ai-je
gagné de cela ? J’irai le voir, nous nous réconcilierons et je lui dirai que je
lui donnerai tout ce qui était à notre père. Ce que je gagné me suffit. »
Aussitôt dit – aussitôt fait ! Il est allé vers son frère pour se réconcilier.
Tous les deux, ils se sont rencontrés sur la route. L’aîné dit : « Frère, je
suis venu pour me réconcilier avec toi. Je te donne tout ce que j’ai pris de mon
père. Je gagnerai ma vie par mon propre travail. » « Ah, bon ? J’ai également
décidé de faire la même chose » dit le frère cadet. « Alors, travaillons
ensemble. » Les deux frères se sont retrouvés, se sont réconciliés et ont
commencé à travailler ensemble. Je dis, c’est la façon de résoudre tous les
problèmes et tous les malentendus entre vous. Je demande, devons-nous diviser le
Divin en nous ? Devons-nous nous quereller pour Lui ? Non, sanctifions le Nom de
Dieu Qui vit en nous ! Mettons Dieu très haut en nous et dans notre conscience
pour qu’Il y travaille.
Beaucoup veulent savoir ce que c’est que l’Enseignement Nouveau, l’Enseignement
Divin ? L’Enseignement Divin consiste en ceci : laisser Dieu travailler dans
notre conscience, et que Dieu nous permette de travailler en Lui. Quelqu’un
demande : «Qu’est ce que l’Enseignement Nouveau ? » – Il consiste à ce que Dieu
travaille en moi, et moi en lui. Comment comprendrez-vous cela ? Seulement quand
vous l’aurez mis en pratique. Vous ne pouvez pas définir le Nouvel Enseignement
si vous n’essayez pas de le suivre. Quelqu’un dit : « J’ai fait un essai. »
Combien d’essais, seulement un ? Dans l’Enseignement Divin l’expérimentation est
constante, sans interruption. Le Divin se manifeste partout.
Maintenant je vous dirai quelle est la différence entre le Divin et l’humain. Le
Divin se manifeste et demeure pour toujours; l’humain se manifeste et demeure un
jour. Ce qui est éternel et constant en nous est Divin; ce qui est éphémère est
humain. Le bonheur et la joie qui disparaissent rapidement sont humains; le
bonheur et la joie qui ne disparaissent jamais sont Divins. La bonté qui se
manifeste et disparaît est humaine; la bonté qui se manifeste et qui ne
disparaît pas est Divine. L’Amour qui apparaît en un éclair et qui se consume,
est humain. Le savoir qui ne peut pas résoudre les difficultés de votre vie est
humain; le savoir qui dans toutes les difficultés de la vie, résout tous les
problèmes, est Divin. Le Divin vit pour toujours; il n’y a aucune interruption.
C’est le Grand qui travaille dans les âmes. C’est seulement grâce au Divin que
tous vos efforts et idéaux peuvent être réalisés.
Je dis : que ceux parmi vous qui veulent emprunter la voie Divine mettent leurs
sacs sur leur dos et avancent ! Ne regardez pas en arrière pour voir ce qui s’y
passe ! Ne vous occupez pas des vieilles choses ! Dieu qui vit en nous, créera
le Nouveau monde – le Nouveau Ciel et la Nouvelle Terre. Les Ecritures disent :
« Le Ciel et la Terre s’enfuirent de devant sa face. » Que sont cette Terre et
ce Ciel ? La vieille Terre et le vieux Ciel, c'est-à-dire les vieilles croyances
et conceptions. Maintenant le Nouveau Ciel et la Nouvelle Terre sont en train
d’être créés, c'est-à-dire les nouvelles croyances et conceptions. Quand le
vieux décor tombe, le nouveau est installé. Quand le vieux Soleil se couche, le
jour n’est pas fini, le nouveau Soleil se lève. Le Soleil de ce jour se
couchera, il mourra; un nouveau Soleil viendra demain. Chaque jour Dieu crée un
nouveau Soleil. Le croyez-vous ? Toute croyance qui s’en va n’est pas une réelle
foi, mais elle meurt et est ensevelie.
Nos contemporains disent : « Dans quelle époque nous vivons ! » Autrefois, quand
nous étions jeunes, nous nous aimions, nous nous entendions, et aujourd’hui rien
ne reste de cet amour. » Je vous donnerai l’exemple d’un grand-père nommé Stoyan
du village de Goliama Moguila qui se vantait souvent de son audace et de son
courage quand il était jeune. Quand il avait quatre-vingt dix ans, il prit sa
canne, alla vers un grand trou et dit : « Quand j’étais jeune, j’ai sauté
par-dessus les plus grands trous ! Voyons si je suis capable de sauter
par-dessus ce trou maintenant ! » Il commença à courir et hop, tomba dans le
trou ! Quand il s’est vu dans cette situation, il s’est dit : « C’est étrange,
quand j’étais jeune les choses ne se passaient pas comme ça ! Quand un homme
devient vieux, il devient un sujet de raillerie. » Quand il est sorti du trou,
il a regardé autour pour s’assurer que personne ne l’entendait et il s’est dit :
« C’est la même chose étant jeune qu’étant vieux. » C’est vrai. Quelqu’un de
fort ne peut pas devenir faible. Et également quelqu’un de faible ne peut pas
devenir fort. Celui qui est faible l’est dans son essence. Celui en qui l’humain
est fort, est faible; fort est celui en qui est fort le Divin.
De ceci nous tirons la conclusion : si votre amour est humain, il est faible; si
votre amour est Divin, il est fort et stable. L’Amour Divin est pareil, autant
dans la vieillesse que dans la jeunesse. L’amour humain est passionnel dans la
jeunesse, et froid quand la vieillesse vient. Pour l’Amour Divin, c’est le
contraire : il est faible au début, à la fin – fort. Seul l’amour de la mère
pour son enfant est unique et invariable à tout âge : commençant au moment où
l’enfant est dans son sein jusqu’à son plus vieil âge. Il y avait un prêtre de
quatre-vingt dix ans qui s’adressait à son fils de soixante ans par «mon garçon
» en le tapant sur le dos. Il ne voyait pas un vieil homme avec une moustache et
une barbe blanche, mais un petit garçon. Les mêmes relations existent dans
l’Amour Divin. Il s’adresse tendrement à ses enfants par les mots «mon fils, mon
cher petit garçon ! » Si les gens sont induis en erreur par les formes
extérieures des choses, la Vie n’a aucun sens.
Celui qui vieillit dans la Vie de l’Amour suit la voie humaine; celui qui perd
sa force dans le domaine de la Connaissance suit la voie humaine. Celui qui
commet des erreurs dans sa vie suit la voie humaine. Il y a deux voies dans la
Vie : humaine et Divine. Il y a des gens qui s’excusent, ils disent : «
Excusez-moi, je suis un peu brusque, grossier; j’ai des faiblesses ». Au lieu de
s’excuser, ils peuvent dire la vérité. « Je suis la voie humaine ». La noblesse
de l’homme consiste dans la correction constante de ses erreurs. Quand l’homme
noble fait une erreur, il dit : « C’est humain et il le met à part ». Les
philosophes les plus éminents, et les gens les plus érudits font des erreurs. Il
n’y a pas d’homme impeccable dans le monde. Un écrivain éminent a écrit un roman
remarquable mais il a voulu l’imprimer sans faute. Et en effet, tout le livre a
été imprimé sans faute, mais une seule faute s’est glissée dans le titre du
roman, dans les lettres capitales. C? n’est pas grave qu’il y ait une faute. –
On va la corriger ! Dans la voie humaine les fautes sont admissibles et
inévitables. Si vous voulez apporter de la perfection dans la voie humaine, vous
avez tort. La perfection n’existe que dans le Divin. La voie humaine représente
la méthode de l’application du Divin. Si vous ne percevez pas cette question de
cette manière, vous avez tort et en fin de compte, vous échouerez.
Tous les grands hommes et tous les humains justes, qu’ils fassent partie d’une
communauté ou du monde, avaient cru dans la voie Divine. Selon moi, il y a deux
types de gens : ceux qui suivent la voie Divine; ils y sont, qu’importe s’ils
font partie d’une communauté religieuse ou s’ils sont dehors dans le monde. La
seconde catégorie sont des gens qui suivent la voie humaine; ils sont dehors,
qu’il fassent partie d’une communauté religieuse, ou qu’ils soient du monde. Les
résultats de la voie humaine diffèrent des résultats de la voie Divine. Ces deux
voies doivent se joindre. Quand ce qui est faible, l’humain, tombe sous le
contrôle du Divin, il grandira en force et se dressera. Ce n’est que Dieu en
nous qui est en état de nous délivrer de nos faiblesses et ce n’est que nous qui
puissions utiliser la force Divine pour le bien. Chacun veut utiliser la force
Divine et il peut l’utiliser mais il doit avoir une opinion unique pour Dieu :
tout ce que Dieu fait en lui est bien. S’il dit que ce que Dieu fait n’est pas
bien, c’est fini. Quoi qu’il vous arrive, dites-vous : “C’est pour le bien !“
Certains des gens modernes se demandent pourquoi les choses se passent ainsi et
non pas d’une autre manière. Je vous dis : tout se passe conformément aux
grandes lois de la Nature raisonnable. Une autre fois on demande de quelle
manière prier, où on doit se rassembler pour faire la prière ou pour résoudre
certaines questions. Je vous dis : « Regardez où se rassemblent les oiseaux !»
Ils font leurs rassemblements dans l’air. Un grand nombre d’oiseaux se
réunissent, ils s’échangent certaines pensées importantes et puis ils se
dispersent. Ne pouvez-vous pas faire vos réunions dans l’air. La même question a
été posée par une femme samaritaine au Christ il y a 2000 ans. Elle lui a dit :
« Seigneur, je vois que tu es un prophète. Nos pères ont adoré sur cette
montagne et vous, vous dites : c’est à Jérusalem qu’est le lieu où il faut
adorer. » Jésus lui dit : « L’heure vient où ce n’est ni sur cette montagne ni à
Jérusalem que vous adorerez le Père. Mais l’heure vient, et c’est maintenant où
les véritables adorateurs adoreront le Père en esprit et en vérité, car tels
sont les adorateurs que cherche le Père. » Le vrai service de Dieu n’est pas
dans la forme extérieure, sur le plan physique. En ce qui concerne le service de
Dieu, nous devons être idéaux ! Ceux qui adorent Dieu, doivent l’adorer en
esprit et en vérité ! En plus, si vous voulez être heureux sur la Terre, vous ne
devez pas chercher le bonheur dans le sable que certains mettent dans une
bouteille avec de l'eau pure et le remuent tout le temps et le lavent. Là, il
n’y a aucun bonheur.
Donc, celui qui veut servir Dieu, doit savoir que Dieu vit et travaille dans
tout le monde. Si vous réfléchissez de cette façon, les rapports entre vous
seront justes. Certains disent : « Il faut du temps pour que chaque chose
évolue. » Oui; je suis d’accord avec vous, il faut du temps, de l’évolution,
mais pour qui ? – Pour l’homme faible. L’évolution existe pour l’homme faible
mais pas pour celui qui est fort. L’homme fort évolue en aidant l’homme faible,
en l’élevant sur son chemin. Les gens forts sont les gens raisonnables, les
grands hommes dans le monde. Si un homme a une fine corde avec laquelle il ne
peut puiser que dix litres d’eau, mais il doit en puiser mille, qu’est-ce qu’il
va faire ? – Cet homme est faible, il lui faut du temps pour descendre la corde
cent fois dans le puits pour puiser mille litres d’eau. Si sa corde est solide,
épaisse, il puisera à l’instant mille litres d’eau du puits. Cela signifie que
l’évolution est nécessaire au faible et non pas au fort. Pour l’homme fort tout
se réalise à l’instant.
Je crois que vous avez compris ma pensée. Celui qui ne m’a pas compris, je lui
dirai : entre dans le puits une fois, deux, trois, cent fois ! Quand tu en
sortiras, je te demanderai ce que tu as appris dans le puits. Si tu en as appris
quelque chose, tu ne voudras plus entrer et sortir du puits. Cela signifie que
tu as acquis une certaine expérience, que tu as certaines connaissances. Si tu
n’as pas acquis l’expérience nécessaire, si tu n’as pas les connaissances
nécessaires pour la Vie, tu entreras et tu sortiras du puits. Dans la Nature il
existe la loi suivante : pour l’homme raisonnable, on ne puisera pas l’eau d’une
manière mécanique, avec une pompe mais elle jaillira toute seule à la surface,
comme une source. Je vous dis : pour les gens raisonnables, l’eau vient toute
seule auprès d’eux, il n’est pas nécessaire qu’ils descendent auprès d’elle.
Notre attitude envers l’eau ressemble à notre attitude envers Dieu. Quand nous
aimons Dieu, il sera en nous; quand nous ne L’aimons pas, Il sera en dehors de
nous. Alors nous le chercherons à droite et à gauche, en haut et en bas, et nous
ne Le trouverons pas. Alors nous dirons comme le chanteur de psaumes : « De mes
larmes j’arrose mon lit, mais tu n’es pas là mon Dieu ». Quelle est la raison
pour laquelle nous ne trouvons pas Dieu ? – Dieu est en vous, ne Le cherchez pas
en dehors de vous. Chacun comprend les choses de la manière dont elles sont
mises en lui. Je vous dis : si vous percevez les choses telles que Dieu les a
crées, votre compréhension est correcte. Observez-vous et vous remarquerez que
tout comme votre conscience qui s’élargit chaque jour, les choses acquièrent
chaque jour une toute nouvelle expression. Les biens du monde, ainsi que le
monde lui-même – tout est caché dans l’âme humaine et l’esprit humain.
Maintenant, ne pensez pas que quelqu’un est à même d’éteindre la petite lumière
microscopique qui brille dans votre âme et dans votre esprit. C’est le Feu Divin
dans l’homme qui ne s’éteint jamais. Quelles que soient les conditions, ce Feu
ne se consume jamais. Le Feu humain rappelle le feu de chanvre. Les jeunes
filles dans certains villages, quand elles se réunissaient pour une veillée,
allumaient un feu de chanvre qui s’élève très haut mais dix, quinze minutes
après, il s’éteint. Sachez que tout ce qui s’élève vers le haut et s’éteint vite
comme le chanvre, est humain. Il ne dure pas longtemps. Voilà pourquoi vous ne
devez pas vous fier à ce qui est humain. Si vous voulez être fort, remettez-vous
au Divin en vous ! Mettez-y votre foi ! Au moment où vous commencez à en douter,
vous êtes faibles. Au moment où vous vous mettez à croire dans le Divin en vous,
vous êtes forts. Si vous coupez le lien avec la pensée Divine, vous entrez dans
la voie humaine, dans la loi de l’évolution. Si vous vous liez au Divin, vous
entrez dans le monde des manifestations Divines. Le monde humain est un monde
d’incarnation, d’implication dans la matière et le monde Divin est un monde
d’inspiration. Je connais deux mondes : si vous êtes forts, vous faites partie
des manifestations du monde Divin, dans la loi de l’inspiration; si vous êtes
faibles, vous entrez dans la loi de l’incarnation – la descente dans la matière.
Quelqu’un dit : « Je reconnais l’évolution, ce n’est que par l’évolution qu’on
réalisera ses idéaux ». – C’est ainsi, l’évolution est pour les gens faibles,
mais pour les gens forts, le Divin doit l’emporter sur l’humain. Ne mélangez pas
ces deux mondes mais occupez-vous de nettoyer votre conscience de toutes les
choses superflues pour distinguer à chaque instant dans quel monde vous vivez.
Je vous demande quelle est la pensée la plus importante de tout ce que vous avez
entendu ? Je vous dis : la pensée la plus importante pour chacun est celle qu’il
a le mieux comprise et qu’il peut appliquer dans la vie. Cette pensée représente
pour lui le kilo de blé qu’il peut transformer en pain et manger. Et tout ce
qu’il n’a pas compris, ce sont les mille kilos de blé dans la grange. La même
loi est en vigueur dans les mathématiques et dans les autres branches de la
science. Celui qui comprend les chiffres de un à dix, comprendra toutes les
règles et les manipulations dans les mathématiques; celui qui n’a pas compris
les premiers nombres ne pourra pas manier ceux qui restent.
Tous les gens religieux parlent du service de Dieu. Il y a deux manières de
servir Dieu : la première est le service avec des croyances et le second est le
service avec cette foi dévouée qui ne permet aucun doute, aucune hésitation.
Lors de ce service, quand les souffrances et les épreuves arrivent, l’homme
sourit doucement et dit : « C’est la Volonté de Dieu, tout est pour le Bien ».
Quand la pauvreté vient auprès de lui, il lui demande : « Ecoute, qui t’a envoyé
auprès de moi ? » – «Dieu ». – « Alors je te dirai pourquoi tu es pauvre, tu es
pauvre parce que tu n’écoutes pas Dieu. » Une fois la pauvreté surmontée; voilà
l’ignorance qui arrive auprès de lui. –« Qui t’a envoyé auprès de moi ? » –
«Dieu ». – « Tu es ignorance parce que tu n’écoutes pas Dieu, tu ne veux pas
apprendre ». Après l’ignorance, c’est la maladie qui arrive. Il lui demande : «
Qui t’a envoyé auprès de moi ? » – «Dieu ». – « Tu es maladie parce que tu
n’aimes pas la santé, tu l’exclues de toi-même. Si tu veux que les gens
t’aiment, apporte la santé. Alors va-t-en maintenant, à la bonne heure, je ne
suis pas disponible pour m’occuper de toi ! » Enfin, le péché vient auprès de
lui. Il lui demande ? Qui t’a envoyé auprès de moi ? » – «Dieu ».- « Va servir
Dieu, accomplir Sa volonté et très vite tu auras des ailes ». « Mais je suis
pécheur. »- « Va et ne pèche plus. Fais ce que tu n’as pas fait jusqu’à présent
! » – Mais j’ai un défaut, je bois ». – « Cela ne fait rien, bois l’eau la plus
succulente ». C’est de cette façon que l’homme de la foi dévouée surmonte toutes
les situations négatives dans sa vie. C’est la voie d’agir juste, par laquelle
chacun peut acquérir sa liberté. Celui qui veut acquérir sa liberté, qu’il
applique cette méthode.
Plusieurs trouvent leur vie vide, insensée. Non, votre vie, aussi petite
soit-elle en comparaison à la Vie du Tout, inclut un certain sens, mais pas le
sens du Tout. Tout comme la vie d’une fourmi ne résout pas la Vie entière de
l’Existence. Ce n’est que le Divin qui résout la Vie dans toutes ses phases. Il
n’y a rien de meilleur et de plus beau que de vivre en Dieu ! Ce n’est que dans
ce cas qu’il peut comprendre ce qu’est l’Amour Divin, la Sagesse Divine, la
Vérité Divine, la Justice Divine, la Vertu Divine, la miséricorde, la douceur,
la modération etc. Celui qui rencontre un tel homme lui sourira. Tous les êtres
qui habitent auprès de Dieu, avec Lui, sourient.
Dans l’un des déserts, il y avait un lac, dont l’eau était pure comme du cristal
– tout se reflétait en elle. Le soir, pendant de grandes canicules tous les
animaux : ours, tigres, lions, lièvres, lapins, serpents –allaient y boire de
l’eau, mais aucun d’eux ne causait de mal aux autres. Pourquoi ? Chaque animal
s’inclinait pour boire de l’eau et après avoir assouvi sa soif, il s’en allait
content. La grande soif s’emparait de l’esprit de tous les animaux et aucune
pensée de faire du mal ne leur passait par la tête. Les tigres, les loups, les
ours, les lièvres, les serpents buvaient tous ensemble de l’eau. Je vous dis :
il y a un endroit où tous les gens peuvent s’entendre. Quel est cet endroit ? –
Le lac pur et cristallin.
Allez tous auprès de ce lac ! C’est l’Amour Divin auprès duquel toutes les âmes
humaines doivent aller étancher leur soif. Vous direz : « Comment trouver ce lac
? » - Allez auprès des animaux, ils vous diront comment ils trouvent les belles
sources dans les montagnes. L’âme qui a soif, trouvera toute seule cette source.
L’âme qui n’a pas soif, ne peut pas la trouver.
Maintenant, je ne tirerai aucune conclusion. Retenez la chose suivante : quand
Dieu commence à travailler dans votre conscience, c’est le commencement des
choses et ce commencement est bon. Quand Dieu commence à travailler, le
commencement ainsi que la fin, sont bons. Ce qui est au commencement ce sera à
la fin – le fruit du travail. Dieu dit : « Je suis l’alpha et l’oméga, le
commencement et la fin. » Quand l’homme travaille en Dieu, l’homme est le
commencement et Dieu est la fin. Dans le Divin, Dieu est le commencement et
l’homme – la fin. Dans l’humain – l’homme est le commencement, Dieu – la fin.
Voilà pourquoi on dit dans les Ecritures : « Dieu te servira d’arrière garde ! »
« Dans le Divin, c’est le contraire : nous serons l’arrière garde, et Dieu sera
au début. Si vous comprenez ces pensées et si vous les appliquez, vous aurez les
meilleurs résultats; si vous ne les comprenez pas, vous restez dans la vie
ancienne. Je dis : commencez le travail et ne pensez plus à la vie ancienne. Ne
demandez pas quel était votre passé. Vivez dans l’instant présent et avec
l’avenir que contient la vie Nouvelle. Si vous êtes raisonnables et si vous
vivez selon les lois de la Grande Nature, vous pouvez changer votre destinée.
Dès que le Divin l’emporte en vous, votre vie s’améliorera. L’homme intelligent
peut rendre chaque chose jolie et le sot peut gâter les meilleures choses. Tout
dépend de nous. Si Dieu vit en nous, nous sommes forts et nous sommes capables
de tout faire. Ne criez pas sur les toits que Dieu vit en vous, mais montrez
dans la pratique votre force. Si Dieu vit en toi, tu pourras résoudre le
problème le plus compliqué. On te demande quelle est la racine carrée d’un
nombre. – « La racine carrée de ce nombre est ceci. » Le Divin résout les
problèmes à l’instant.
Comment doit être le disciple du Nouvel enseignement ? – Le disciple doit avoir
le cœur pur comme le cristal, l’intellect lumineux comme le soleil, l’âme vaste
comme l’univers, l’esprit puissant comme Dieu et uni à Dieu !
Une difficulté arrive dans ton cœur; prends la règle concernant le cœur et dis :
« En tant que disciple je dois avoir le cœur pur comme un cristal, sans aucune
saleté ». Une autre difficulté se présente devant ton intellect; dis : « Je dois
avoir l’intellect lumineux comme le soleil, sans aucune ténèbre ». La difficulté
s’empare de ton âme; dis : « Je dois avoir une âme noble, vaste comme tout
l’univers sans aucune petitesse ». Et enfin, si une difficulté s’empare de ton
esprit, dis : « Je dois avoir l’esprit puissant comme Dieu et uni à Dieu ! »
Chaque jour quand tu es dans l’embarras, en fonction de la situation, prends la
règle correspondante et prononce-la plusieurs fois par jour. Le mal vient auprès
de toi, il te dit «tu peux commettre ce péché »; tu lui diras : « Non, je dois
avoir le cœur pur comme le cristal ! » Tu lis la règle et tu la mets dans ta
poche. Le mal vient auprès de toi, il commence à influencer ton intellect : « On
peut faire ce travail aussi d’une autre manière ». – « Non, je dois avoir
l’intellect lumineux comme le Soleil. » – « Est-ce qu’on ne peut pas descendre
un peu plus bas – comme la lumière électrique ? » – « Non, ce n’est pas possible
! » Après le mal vient tenter ton âme; tu lui diras : « Mon âme doit être vaste
comme l’univers ». Après toutes ces expériences, le mal est embarrassé et il dit
: « Ces gens sont intelligents, je ne peux les séduire d’aucune manière ». Un
cœur pur, un intellect lumineux, une âme vaste et immense et un esprit puissant
– c’est la chaîne avec laquelle vous pouvez nouer le mal et être libres.
Je voudrais que vous soyez absolument libres. Je sous-entends : libres dans vos
points de vue, dans vos croyances, sentiments, pensées et actions. Imaginez que
vous avez vécu à l’époque où le Christ était sur la Terre et les gens autour de
Lui vous convainquaient que c’était Lui, le Christ, le Messie attendu. D’autres
vous convainquaient du contraire. Une controverse naît dans votre âme, vous
cherchez le Christ, vous perdez votre assurance. Je dis : croyez en votre credo
intérieur, en votre conviction profonde. Ne cherchez pas le Christ ici et là, Il
est en vous, dans votre âme. Ce n’est que l’homme libre qui peut trouver Dieu et
avoir une opinion sur Lui. Moi, lorsque je vous vois et vous, quand vous me
voyez, nous devons avoir une seule opinion l’un sur l’autre. Pourquoi ? Parce
que Dieu vit en nous deux. Si vous réfléchissez de cette façon, vous direz : «
Ce frère est parfait, parce que Dieu travaille en lui. Ce Maître est parfait,
parce que Dieu travaille à travers lui ». Si nous sommes porteurs du Divin, nous
aurons un cœur pur, un intellect lumineux, une âme vaste et un esprit puissant.
Ce n’est que Dieu en vous qui peut le faire.
Vous dites : « Notre vie est dure, difficile ». – « Arrêtez de vous tourmenter !
» – « Mais c’est difficile d’aimer ». Pourquoi faites-vous des efforts d’aimer ?
Quand Dieu entre pour habiter en vous, Il vous montrera les méthodes de l’Amour
et les lois de la Sagesse. Alors, vous allez aimer et votre Amour sera sacré. Il
sera une bénédiction pour celui que vous aimez et pour celui qui vous aime.
Donc, je m’adresse à tout le monde – les jeunes, et les vieux, à ceux qui ont
commencé ainsi qu’à ceux qui n’ont pas commencé, et je vous dis : commencez tous
à travailler ! Certains disent : « Nous n’avons rien appris jusqu’à présent ». –
Oui, la Connaissance ainsi que la Vertu ne peuvent pas entrer de force en vous.
Laissez le Divin travailler en vous et dès qu’il se manifeste, faites comme les
deux frères : sacrifiez votre bien personnel pour le Divin en vous. Si vous
n’agissez pas de cette manière, une contradiction apparaîtra en vous. Plusieurs
demandent : « Sommes-nous obligés d’être érudits ». – Il le faut, bien sûr. Nous
ne nous contentons pas de la science ordinaire, de l’amour ordinaire, la
sagesse, la vérité, la vertu et la justice. En ce qui concerne la Connaissance,
nous tendons à cette connaissance que Dieu possède; en ce qui concerne l’amour,
la sagesse, la vérité, la justice et la vertu nous nous efforçons à acquérir
l’Amour, la Sagesse, la Vérité, la Justice et la Vertu Divines. Les choses
ordinaires ne font pas partie de notre vocabulaire. Notre idéal est le Divin, le
sublime, le grand, le réel, tout ce qui crée les ombres mais qui n’est pas
ombre.
Vous dites : « Je suis ignorant ». Ne parlez pas de l’ignorance.- «je suis
pécheur ». Ne parlez pas du péché. – « Je suis faible ». « Ne parlez pas de la
faiblesse. » Paul dit : « Nous les forts, nous devons porter les faibles ». Je
sous-entends que Dieu, qui est fort, peut porter nos faiblesses. Chacun dans
lequel Dieu vit, peut porter les faibles. Je dis au faible : Dieu peut vivre en
toi et tu peux être fort. Dieu peut vivre en vous tous et vous serez forts. Par
conséquent, donnez la liberté à Dieu en vous-mêmes, ne Le limitez pas, ne Lui
donnez pas des consignes, comment agir. Ne demandez pas à Dieu des vêtements,
des chaussures, des chapeaux – commencez par l’essentiel, par la Vie. Les
vêtements, les chaussures, les chapeaux viendront tout seuls. Dès que la vie
Divine vient en vous, vous acquérez tout. Cette Vie est belle ! Elle apporte la
Liberté pour nos âmes. Quand le matin tu te lèves joyeux, sache que c’est le
visage Divin en toi. La plus grande bénédiction, c’est de voir le visage de Dieu
joyeux et gai. Plusieurs d’entre vous êtes enterrés dans le tombeau et vous
criez, vous y gémissez. Je dis : enlevez la dalle de votre tombeau et sortez !
Quand ils ont mis le Christ dans le tombeau, ils ont mis une dalle au-dessus de
Lui et une grande pierre par-dessus. A-t-il pu enlever la pierre de son tombeau
? – II n’a pas pu. Le Christ a reçu quatre-vingt mille coups des soldats romains
et quatre grands clous à ses mains et ses pieds, suite à quoi il n’avait pas la
force d’enlever la pierre sur la dalle de son tombeau. Un Ange est venu du Ciel
pour enlever la pierre du tombeau du Christ et le Christ est ressuscité.
Aujourd’hui vous êtes aussi faibles que le Christ autrefois; vous tous, vous
êtes crucifiés sur la croix mais vous n’êtes pas encore morts.
Je vous donnerai un exemple pour éclaircir ma pensée. Un prédicateur en Amérique
parlait à ses auditeurs de la générosité. Il leur disait que pour se sauver, on
doit se sacrifier pour Dieu, c’est-à-dire sacrifier l’humain pour le Divin. L’un
des auditeurs, un homme très riche en écoutant le sermon, dit : « Non, on peut
se sauver sans sacrifices et sans générosité. Comment s’est sauvé le voleur qui
était crucifié sur la croix près du Christ ? Quels étaient les sacrifices qu’il
avait fait ? » Le prédicateur lui a répondu : « Le voleur à la croix était un
homme mourant et tu es un voleur encore vivant ». C’est de même avec vous; vous
êtes sur la croix mais vous n’êtes pas encore morts. Lorsque vous mourrez, ce
sera différent. La plus grande difficulté est pendant que vous êtes sur la
croix. Vous êtes crucifié et vous criez, vous faites du bruit. Le Christ pendant
qu’il était vivant sur la croix, disait aussi : « Mon Dieu pourquoi tu m’as
abandonné à la risée des gens ? » Dieu Lui a dit : « Le travail est accompli. »
– « Si le travail est accompli, que Ta Volonté soit faite ! Je remets mon esprit
en tes mains ». Dès que le Christ est parti, on a descendu Son corps de la
croix, on L’a mis dans le tombeau, on l’a scellé avec une dalle en pierre et on
L’a laissé pendant trois jours. Le troisième jour un ange est descendu du Ciel,
a enlevé la pierre du tombeau et le Christ est ressuscité. De la même manière,
vous allez crier de la croix : « Mon Dieu, mon Dieu pourquoi tu m’as abandonné à
la risée des gens ? » Dieu dira : « Tout est fini. » – Après, Nicodème viendra
et demandera la permission de descendre votre corps de la croix, il vous
enveloppera dans un suaire, vous mettra dans le tombeau et mettra par-dessus une
dalle en pierre. Puis les prêtres viendront sceller votre tombeau pour que vos
disciples ne viennent pas enlever votre corps. Trois jours après, un ange
descendra du Ciel, enlèvera la pierre, déplacera la dalle en pierre et vous
ressusciterez.
Donc, je vous dis : c’est facile lorsqu’on vous descend de la croix mais toute
la difficulté se trouve tant que vous êtes vivants sur la croix. Enfin, vous
devez mourir ! Sous le mot «mort » nous comprenons la transformation de la
conscience. Quand le Christ est mort sur la croix, Sa conscience s’est
transformée, Il a reçu l’illumination sur le grand ordre dans le monde pour le
nouveau qui vient dans la Vie. Quand la Nouvelle Vie se réveille en vous,
l’ancienne vie cédera la place à la nouvelle et vous descendrez de la croix
mystique des souffrances. Puis un ange descendra du Ciel, déplacera la dalle en
pierre de votre tombeau et vous entrerez dans la liberté de la Nouvelle Vie –
dans la résurrection. Ce n’est que de cette manière que Dieu entrera pour
demeurer en vous et vous commencerez votre travail sur la Terre. Après la
résurrection le Christ a passé parmi ses disciples quarante jours entiers,
invisible pour le monde en continuant de prêcher. On dit dans les Evangiles : «
Alors il leur ouvrit l’intelligence pour qu’ils comprennent les Ecritures ». Ce
n’est que le ressuscité qui acquiert la Vie réelle, éternelle, essentielle – la
Vie de l’immortalité.
Maintenant je crois que vous avez compris tout ce dont je vous ai parlé. Ce sont
des paroles de délivrance. Vous tous qui avez compris mes mots, formez entre
vous une arrière-garde Divine à l’harmonie et à l’unité : unité dans les
pensées, unité dans les sentiments et unité dans les actions et dans les
tendances, à tous les niveaux. Nous sommes pour la Grande vie qui se manifeste à
tous les niveaux – dans la vie physique, spirituelle et la Vie Divine en tant
que parties de tout l’organisme Divin. Soyez porteurs de cette unité ! C’est là
que réside l’Enseignement Divin que vous devez appliquer chaque jour dans votre
vie. Si vous appliquez cet Enseignement, vous n’avez besoin d’aucune autre
philosophie, d’aucun autre enseignement. Après les avoir appliqués et
expérimentés que chacun de vous raconte aux autres comment il avait trouvé cette
Voie.
Donc, travaillez ferme cette année pour mettre en pratique l’Enseignement Divin.
J’appelle cette année Divine, une année de nettoyage. L’année dernière était
l’année de l’Amour. La mère, après avoir mis au monde son enfant commence à le
nettoyer, parce qu’il est faible, impuissant, il ne peut pas se nettoyer tout
seul. Il peut devenir par la suite un génie, un saint, un grand savant mais
avant qu’il grandisse, c’est sa maman qui va le nettoyer deux ou trois fois par
jour. De la même façon le nettoyage est nécessaire également aux adultes jusqu’à
ce que le Divin se fortifie en eux. Le nettoyage pour les adultes est aussi
naturel et nécessaire que pour le petit enfant. Dès que le Divin en vous se
fortifie et l’emporte sur l’humain, vous deviendrez forts et vous vivrez une vie
idéale et sublime. En attendant, nettoyez-vous constamment. Tous les gens ont
leurs faiblesses. Les faiblesses humaines sont les conditions pour la
manifestation de l’âme. Quand l’âme se trouve dans ces conditions limitatives,
elle commence à errer par-ci, par-là comme l’abeille qui se heurte dans la
fenêtre fermée d’un château avant de se libérer. Elle ne voit pas les obstacles.
Les obstacles dans le monde sont nécessaires pour notre progrès. Dès que le
Divin vient en vous, il libérera votre âme de tous les obstacles et limitations.
Je dis : Vous avez tous besoin de foi absolue, positive ! Quelque difficile que
vous semble cet Enseignement, dites : « Nous tous, nous pouvons comprendre et
mettre en pratique l’Enseignement Divin ». – « Mais notre foi est faible ». – Au
contraire ! Votre foi n’est pas faible. – « Devons-nous quitter le monde pour
servir Dieu ? » – Non, vous vivrez dans le monde. Chacun résoudra son problème
là où il est. » – « Par quels moyens ? » - Par les moyens de l’Enseignement
Divin. Vous connaissez tous ce que les anciennes méthodes du passé avaient
apporté. Les gens du passé avaient vécu dans les forêts et ils avaient servi
dans les monastères et ils se sont inclinés devant Dieu dans les églises mais
leurs problèmes restent encore non résolus. Il reste que vous appliquiez le
service avec une liberté intérieure. Que chacun de vous se concentre
profondément dans son for intérieur où il trouvera les véritables méthodes de
service. C’est de cette façon qu’on se délivrera tout seul. Ce n’est que le
Divin réveillé dans l’homme qui est à même de le libérer.
Je vous donnerai l’exemple d’un des voleurs américains qu’on avait emprisonné
parce qu’il avait commis beaucoup de vols et de crimes. On avait noué ses mains
et ses pieds avec des cordes et on l’avait laissé prosterné sur le lit,
s’assurant qu’il n’est pas dangereux. Le gendarme qui le surveillait, est entré
une soirée avec une bougie et pressé, il avait oublié la bougie dans la pièce du
voleur. Le voleur réalisant qu’il est seul dans la pièce, a regardé vers la
bougie et a crié : « Il y a une possibilité de me libérer ! ». Il lève ses pieds
vers la flamme de la bougie et il brûle la corde et les libère. Puis il approche
la corde de ses bras vers la flamme et la brûle. Ainsi libéré des cordes – ses
conditions limitatives, il ouvre la fenêtre et se sauve dehors.
Si le mal dans le monde a noué vos pieds et vos bras avec des cordes mais que
Dieu a laissé dans votre pièce une bougie, devez-vous vous demander quoi faire ?
– « Brûle la corde ! » – « Est-ce que c’est permis ? »- « C’est permis ! Est-ce
qu’on avait permis au mal de vous nouer ? Chacun peut, à son gré, mettre la
corde sous la bougie, la brûler et se libérer ». – « Par où sortir, par la
fenêtre ou par la porte ? » – « Par la fenêtre. Si la fenêtre est fermée, sors
par la cheminée ! Sors dehors, n’importe comment. » Tu n’as pas besoin de
philosopher. Chacun doit conquérir la Liberté de son âme. C’est tout un
processus. Dans l’acquisition de la Liberté, l’homme s’éduquera, grandira et
atteindra la grande morale de la Vie, quand le mal ne sera plus jamais en état
de nouer ses bras et ses pieds avec des cordes.
Ce n’est que de cette façon que la Nouvelle vie entrera dans le monde et que
vous pourrez réaliser tout ce que votre âme et votre esprit désirent. Ce n’est
que de cette façon que nous serons agréables à Dieu et que Dieu sera agréable
pour nous. Ce n’est que de cette façon que nous nous réjouirons de Dieu et qu’Il
se réjouira de nous. Quand est-ce que cela arrivera ? – Quand Dieu vient vivre
en nous. Si je vous demande si vous faites de la place à Dieu en vous, cela
signifie que je ne vous fais pas confiance. Je suis sûr que vous le ferez parce
que je vous dis la Grande vérité. Je vous transmets mon expérience. De la même
façon j’ai acquis ma liberté. Retenez ceci : J’ai une seule opinion de Dieu –
tout ce que Dieu fait en moi, est bien. Dieu a aussi une seule opinion pour moi
: tout ce que je fais au nom de Dieu, est bon et juste. Le Christ dit : « Mon
père vit en Moi et Je vis en Lui. » Je dis : C’est la voie pour l’acquisition de
la Liberté intérieure spirituelle et pour la réalisation de tous les biens dans
le monde. Il n’y a pas d’autre voie. Sinon aujourd’hui, ce sera demain ou
n’importe quand, que vous acquerrez votre Liberté en empruntant cette Voie.
Adressez-vous à qui que ce soit, s’il connaît la Vérité, il vous dira la même
chose, s’il ne connaît pas la Vérité, il détournera votre attention par son
discours. Le Christ dit : « Moi et mon Père, nous sommes Un. Mon Père vit en moi
et je vis en mon Père. Dieu travaille en Moi et Je travaille en Lui ».
Je voudrais que vous soyez libres, parce que ce n’est que de cette façon que
vous pouvez manifester et développer vos dons et vos capacités. Alors l’Amour,
ainsi que la Sagesse et la Vérité, la Justice et la Vertu que vous manifestez
seront à leur place. Si vous appliquez cet Enseignement, vous serez joyeux et
gais, vous serez profonds comme la mer et comme le ciel. Vous avez besoin de
profondeur ! Alors quelles que soient les souffrances qui surviennent, la pensée
que Dieu est avec vous viendra dans votre esprit et que vous êtes avec Lui. Si
vous pensez de cette façon Il vous descendra de la croix sur laquelle vous êtes
crucifiés.
Maintenant vous direz : « Qu’est-ce que nous devons faire, ne devons-nous pas
prier ? » Je vous demande si l’on est obligé de prier pour sa liberté ? Au
travail ! Mettez la corde nouée autour de vos bras et de vos pieds pour qu’elle
brûle sous la flamme de la bougie. – « Est-ce que nous ne chanterons pas ? »
Quand est-ce qu’on chante ? – Quand on a fini son travail. Quand est-ce que les
moissonneuses chantent ? – A l’aller et le retour de la moisson, mais non pas
quand elles travaillent. Vous avez chanté en allant au travail. Maintenant, vous
êtes au travail. Celui qui travaille, ne chante pas. Quand vous aurez fini votre
travail, vous chanterez de nouveau. On ne chante pas tout le temps. Si je vous
demande de monter sur le Vitocha pour accomplir quelque travail par une journée
d’été torride, pourrez-vous chanter ? En montant la pente, vous pourrez chanter
seulement dans votre âme mais dès que vous serez montés au Vitocha et que vous
aurez accompli votre travail vous pourrez chanter en toute liberté. Il y a un
moment déterminé pour chaque chose, pour le chant aussi.
La journée présente est destinée au travail – la première journée de votre
conscience, la première journée du travail Divin. Vous n’avez pas travaillé
jusqu’à présent. Le travail d’aujourd’hui va déterminer votre avenir pour toute
l’éternité. Vous saurez : la journée présente détermine votre avenir. C’est
l’une des plus jolies journées de votre vie dans l’éternité.
Le Christ a dit : « Mon Père travaille et Je travaillerai moi aussi ». Je
voudrais que vous tous, vous soyez au travail parce que c’est la journée du
travail. Ne dites pas que vous travaillerez le soir. Cette journée n’a pas de
soir. C’est une journée éternelle, sans soir, où le Soleil ne se couche pas.
C’est la journée de l’aurore éternelle et du lever du Soleil – journée où les
choses ont un commencement et n’ont pas de fin. C’est la meilleure journée
éternelle de la Joie et de la Gaîté. Dans les Ecritures on dit : « Quand je vois
Ton visage, mon âme se réjouira ». Dans ce verset on parle de cette belle
journée de travail. Ce n’est qu’en travaillant pour Dieu qu’on peut voir le
visage Divin et que son âme se réjouit.
Maintenant vous direz : « Ce serait bien si tous les frères et sœurs de la
province soient ici présents ! » Je vous dis : tout le monde est là. Pourquoi ?
– Parce que chaque frère et chaque sœur du monde physique qui sont inscrits là
haut dans la Fraternité Blanche, ont deux délégués qui les représentent – l’un
dans le monde Divin et l’autre dans le monde angélique. Voilà pourquoi si des
milliers de gens y étaient venus, ce sont trois mille héros puissants : mille
personnes dans le monde physique, mille – dans le monde des anges et mille –
dans le monde Divin. La force n’est pas en vous qui êtes dans le monde physique
mais dans ces trois milliers de personnes rassemblées. Ce sont eux qui
travaillent et non pas les gens du monde physique. Savez-vous ce que peuvent
faire ces aides d’en haut ? – Ils accompliront le travail de Dieu. Il travaille
par leur intermédiaire.
Donc, sans chant, sans prière, sans baise main ! Tout le monde au travail ! On
surveillera d’en haut qui s’apprête au travail et qui a commencé le travail. Je
vous félicite de la grande journée de travail. Soyez tous des héros et des
collaborateurs du travail Divin ! La journée est venue ! Commencez le travail
Divin parce qu’il détermine votre vie dans l’avenir !
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